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Enjeux et chiffres clés

 


 

Enjeux environnementaux, sanitaires et socio-économiques

Bâtiments et consommation d’espace

Parc des bâtiments

En 2005, le Parc régional des bâtiments se décompose de la façon suivante :

  • 860 000 logements, dont 709 000 résidences principales, soit 64 millions de mètres carrés chauffés ;
  • Près des deux tiers des logements sont des maisons individuelles ;
  • La Bourgogne est la première région française de par l’ancienneté de son parc de logements (près de 40% construits avant 1949) ;
  • 24 millions de mètres carrés de bâtiments tertiaires chauffés ;
  • 9 000 logements et 1,5 million de mètres carrés de bâtiments non résidentiels mis en chantier chaque année, soit un taux de construction neuve d’un peu plus de 1% et un taux de renouvellement des logements de 0,2 à 0,3%.

Pour en savoir plus sur les différentes surfaces utilisées dans le secteur immobilier (hors œuvre brute, hors œuvre nette, habitable, utile…), cliquez ici.

Logements sociaux

En 2005, le Logement social bourguignon représente environ 105 000 résidences principales dont :

  • 28% en ZUS (Zone Urbaine Sensible) ;
  • 15,3% d’HLM (Habitations à Loyer Modéré) ;
  • 11% de logements individuels et 89% de logements collectifs ;
  • 57% de logements construits avant 1975 ;
  • 180 000 personnes logées.

Seuls les logements sociaux situés en ZUS peuvent faire l’objet d’une procédure de « Projet de rénovation urbaine ». En Bourgogne, c’est le cas pour 28% d'entre eux.

Consommation d’espace

En Bourgogne, 6,6% des sols sont artificialisés (0,8% occupés par les seuls bâtiments). Entre 1993 et 2004, ce sont prés de 25 000 hectares de surfaces supplémentaires qui ont été artificialisées.

 

Enjeux environnementaux

Energie

Les logements et bâtiments tertiaires bourguignons représentent 45% des consommations régionales d’énergie finale (chiffres 2005).

Exprimées selon les différents indicateurs du Diagnostic de Performance Energétique (DPE), les consommations moyennes d'énergie sont les suivantes pour le parc immobilier bourguignon :

  • 300 kWhep/an.m² SHAB pour les résidences principales (chauffage, production d'eau chaude sanitaire et refroidissement) ;
  • 405 kWhep/an.m² SU pour les bâtiments tertiaires (tous usages).

Pour accéder aux « Etiquettes énergie - DPE » des résidences principales et bâtiments tertiaires bourguignons moyens, cliquez ici.

Pour les secteurs industriels et agricoles, la part inhérente aux bâtiments peut être estimée à environ 30% des consommations totales d’énergie finale de ces activités respectives.

Climat

Les logements et bâtiments tertiaires bourguignons représentent 21% des émissions régionales de gaz à effet de serre (chiffres 2005).

Exprimées selon les différents indicateurs du Diagnostic de Performance Energétique (DPE), les émissions moyennes de gaz à effet de serre, en équivalent CO2, sont les suivantes pour le parc immobilier bourguignon :

  • 43 kg CO2/an.m² SHAB pour les résidences principales (chauffage, production d'eau chaude sanitaire et refroidissement) ;
  • 50 kg CO2/an.m² SU pour les bâtiments tertiaires (tous usages).

Pour accéder aux « Etiquettes climat - DPE » des résidences principales et bâtiments tertiaires bourguignons moyens, cliquez ici.

Gestion de l’eau et des déchets

Chaque année en Bourgogne, 160 millions de mètres cubes d’eau sont prélevés pour les usages domestiques et collectifs. Un Bourguignon, quant à lui, consomme en moyenne 137 litres d’eau potable par jour.

Un Bourguignon produit également en moyenne chaque année 380 kg d’ordures ménagères et 67 kg de déchets encombrants.

Enfin, le secteur du bâtiment est responsable à lui seul de 12% des déchets produits. En Bourgogne, cela représente 600 000 tonnes de déchets de chantiers chaque année dont les deux tiers sont des déchets inertes.

 

Enjeux sanitaires

Bruit

Selon une étude de l'INSEE de 2002 concernant les nuisances ressenties par les ménages des agglomérations de plus de 50 000 habitants, 54% des Français se déclarent gênés par le bruit chez eux, quelle que soit leur zone d’habitation. Le bruit est la nuisance n°1 perçue par les Français.

En Bourgogne, 3 200 km de voies de transports sont classées bruyantes.

Qualité de l’air intérieur

Selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur et l'Institut de Veille Sanitaire, les Français passent en moyenne 21 heures sur 24 dans les bâtiments (13 heures dans les logements et 8 heures au travail) dont l'air intérieur est souvent plus pollué qu'à l'extérieur, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural.

Outre les pollutions chimiques, les occupants des bâtiments sont exposés à d’autres agents nuisibles pour leur santé. Par exemple, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) indique que 10 à 20% de la population est allergique au pollen, qui provoque notamment des maladies respiratoires chroniques chez l'enfant, et que près de 2 000 décès par an sont dus à l'asthme.

Le défaut d’entretien de certains équipements techniques, comme les installations de chauffage, peut être très problématique pour la santé humaine. En effet, chaque année en France, 5 000 personnes sont victimes d’intoxications au monoxyde de carbone, 1 000 personnes sont hospitalisées et 100 en meurent.

Au final, les bâtiments sont responsables d'environ 2 800 décès chaque année en France.

Enfin, le coût de la Santé, lié aux bâtiments (grippe, rhume, asthme, symptômes allergiques, intoxications diverses, syndrome du bâtiment malsain…), n'est pas négligeable. En effet, ce chiffre est estimé entre 2,5 et 7 milliards d’euros chaque année en France.

Logements indignes

En Bourgogne, 24 000 à 36 000 logements sont classés indignes ou insalubres, c’est-à-dire qu’ils portent atteinte à la santé des personnes et à leur dignité.

 

Enjeux socio-économiques

L’ensemble des ménages

D’après des travaux, réalisés par Alterre Bourgogne sur la vulnérabilité énergétique des ménages et sur le prix de l’eau (chiffres 2005), les Bourguignons :

  • consacrent 22% de leurs revenus à leur logement (premier poste du budget des ménages devant l’alimentation, moyenne nationale) ;
  • dépensent chaque année 1 400 € pour leur(s) facture(s) d’énergie (moyenne régionale par ménage) ;
  • investissent chaque année 275 € pour des travaux d’économies d’énergie (moyenne régionale par ménage) ;
  • dépensent chaque année 350 € pour leur facture d’eau (moyenne régionale par ménage).

Les ménages à faibles revenus

Les ménages bourguignons, qui occupent des logements sociaux, présentent une forte vulnérabilité vis-à-vis de l’augmentation du prix des sources d’énergie (chiffres 2005) car :

  • 58% des ménages ont des revenus inférieurs à 60% du plafond de ressources HLM ;
  • 40% des occupants sont des personnes seules ;
  • 23,2% des ménages ont plus de 65 ans ;
  • Sur l’ensemble des Zones Urbaines Sensibles (ZUS), 30% des occupants sont des mineurs ;
  • 53,5% des ménages perçoivent l’APL (Aide Personnalisée au Logement).

Les collectivités

En ce qui concerne les collectivités territoriales, les consommations d’énergie de leur patrimoine bâti (salle des fêtes, mairie, école…) représentent près de 5 % de leur budget de fonctionnement, soit une charge de 36 € par habitant et par an (chiffres 2005).

 

Mesures à prendre

Au vu de tous ces constats, il est devenu nécessaire de prendre des mesures et de se fixer des objectifs ambitieux au plan régional, afin de réduire de façon significative les coûts et charges de fonctionnement (factures d’énergie, d’eau, d’entretien…), ainsi que l’impact des bâtiments sur l’environnement et la santé des êtres vivants.

Pour ce faire, des actions de sensibilisation, d’information, de conseil et d’accompagnement des maîtres d’ouvrage (porteurs de projets) doivent être mises en place et pérennisées.

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Enjeux de développement de compétences professionnelles

Formation initiale

Un état des lieux régional, réalisé par Alterre Bourgogne sur les formations certifiantes et qualifiantes des futurs professionnels du bâtiment, a permis d’identifier des besoins et des manques pour répondre aux nouveaux marchés.

Il s’agit principalement de :

  • former des enseignants et des formateurs ;
  • modifier les référentiels et créer des modules supplémentaires ;
  • développer des plateformes technologiques adaptées ;
  • créer de nouveaux outils pédagogiques ;
  • maîtriser et développer les connaissances scientifiques et techniques ;
  • développer ou renforcer les approches pluridisciplinaires et transversales, notamment pour apprendre à faire travailler ensemble les différents corps de métiers (concept d’offre globale).

 

Formation continue

Le constat relatif aux formations continues est sensiblement identique sur certains points. En revanche, il est à noter qu’il existe d’autres difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels du bâtiment en activité.

Parmi celles-ci :

  • le manque de temps et de disponibilité pour se former ;
  • le manque de formations adéquates aux nouveaux marchés ;
  • une mauvaise adéquation entre les modalités de financement et les nouvelles méthodologies de formation, notamment les formations-actions sur chantiers.

 

Mesures à prendre

Pour répondre aux enjeux de développement durable dans le secteur du bâtiment et à une demande croissante de la part de leurs clients, les professionnels du bâtiment (maîtres d’œuvre, entreprises et artisans du bâtiment) doivent rapidement acquérir et maîtriser de nouvelles compétences.

Mais, pour cela, la plupart des formations existantes doivent être rénovées et de nouveaux dispositifs de formation doivent être créés. Les réformes doivent concerner à la fois les contenus, les méthodes et les outils pédagogiques.

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Enjeux de développement économique

Secteurs d’activités concernés

Une étude récente indique que près de 600 000 emplois « verts » vont être créés en France d’ici 2020, notamment grâce à la mise en application du Grenelle de l’environnement.

Ces créations de postes vont permettre de développer l’activité économique de nombreuses filières et de créer de nouvelles opportunités pour les demandeurs d’emploi. Dans les faits, cela entraînera un transfert d’activité de certaines filières économiques, notamment industrielles, vers de nouvelles filières comme le bâtiment.

Pour la Bourgogne, l’essor de la construction durable peut rapidement devenir un atout pour le développement économique et l’emploi. Plusieurs secteurs d’activité sont concernés :

  • les filières du bâtiment en matière de conception, de réalisation, d'entretien-maintenance et de déconstruction des ouvrages ;
  • les filières universitaires et industrielles en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologies ;
  • les filières industrielles en matière de fabrication et de production de solutions technologiques innovantes ;
  • les filières commerciales en matière de distribution de nouveaux produits ;
  • les filières agricoles en matière de solutions plus « écologiques » (chimie verte, matériaux bio-sourcés…) ;
  • la filière bois, depuis la gestion forestière jusqu’à à la construction bois, en passant par les première et deuxième transformations de ce noble matériau et par la gestion des résidus sous forme de chaleur renouvelable ou de matériaux bio-sourcés.

A noter : pour que les différents impacts environnementaux et sanitaires soient les plus faibles possibles sur la durée de vie des constructions durables, il est important que le bilan « développement durable » des activités économiques de toutes ces filières soit également positif.

 

Activité spécifique du BTP

En Bourgogne, le secteur économique du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) représente (chiffres 2005) :

  • 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires ;
  • 7% de la valeur ajoutée régionale générée ;
  • 44 000 actifs, soit 6,8% de l’emploi régional ;
  • +2,8% de hausse d’effectifs par an entre 1999 et 2005 ;
  • 2 700 jeunes en année terminale de formation à une spécialité en 2007, dont 58% par l’apprentissage ;
  • 4 000 offres d’emploi déposées en 2006 par les entreprises, soit 5% des offres régionales.

 

Mesures à prendre

Dans le secteur du bâtiment comme dans les autres, les actions à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux de la construction durable doivent permettre une meilleure information-sensibilisation, voire un accompagnement personnalisé de tous les acteurs économiques, afin qu’ils puissent acquérir et maîtriser de nouvelles connaissances et compétences.

Enfin, il est également important de s’attacher à mettre en réseau les différents acteurs institutionnels, économiques et professionnels, de manière à développer des synergies et des approches systémiques, multisectorielles et transversales : c’est un objectif sous-jacent du Centre de ressources régional dédié à la qualité environnementale des bâtiments.

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Enjeux - Chiffres clés en Bourgogne

Pour accéder à l’analyse des enjeux du secteur du bâtiment durable, présentée dans la revue Repères 47 d’Alterre Bourgogne, cliquez ici.

Pour accéder aux chiffes clés du bâtiment en Bourgogne, cliquez ici.

 
 
 
 

Données d'observation régionales

Retrouvez, sur le site de la DREAL, les données d'observation et les informations sur l'environnement, l'aménagement et les logements en région Bourgogne.

 
 
 
 
 

Schéma Régional Climat Air Energie

Retrouvez, sur le site de la DREAL, les documents de diagnostic et de travail établis dans le cadre du SRCAE (réduction des émissions de gaz à effet de serre, maîtrise de la demande en énergie, lutte contre la pollution de l’air et adaptation au changement climatique).

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2009 des formations de plus de 200 heures

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par Alterre Bourgogne, sur les formations du bâtiment de plus de 200 heures en Bourgogne, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2011 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par Alterre Bourgogne, sur les formations et plateaux techniques du bâtiment en Bourgogne, cliquez ici.

 
 
 
 

Emplois, qualifications et formations dans le secteur du BTP

Travaux du C2R Bourgogne sur l’observation des emplois, des qualifications et des formations du Bâtiment et des Travaux Publics :