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Enjeux et chiffres clés

 

 

Enjeux environnementaux, sanitaires et socioéconomiques

Bâtiments et consommation d’espace

Parc des bâtiments

En 2011, le parc résidentiel de Bourgogne Franche-Comté est approximativement composé de 1 540 000 logements dont 1 269 645 résidences principales, 124 722 résidences secondaires et 149 058 logements vacants.

En 2013, le parc bourguignon des bâtiments se décompose, quant à lui, de la façon suivante :

  • la Bourgogne compte 955 000 logements, dont 761 000 résidences principales, soit environ 66,7 millions de m² chauffés ;
  • près de 64% des résidences principales sont occupées par leur propriétaire et 11% des logements sont vacants (contre 8% en France) ;
  • environ deux tiers des logements sont des maisons individuelles ; les logements collectifs (35%) sont ainsi moins présents qu’au niveau national (45%) ;
  • la Bourgogne est la première région française de par l’ancienneté de son parc de logements : 36% des résidences principales ont été construites avant 1915 (contre 24% en France) et 42% avant 1949 ; elles ont ainsi été majoritairement (64%) construites avant 1975, date de la première réglementation thermique ;
  • entre 2009 et 2013, 4 300 à 7 500 logements ont été mis en chantier chaque année, soit un taux de construction neuve de 0,5 à 0,8% par an, et un taux de renouvellement des logements d’environ 0,2% par an ;
  • la surface moyenne des maisons individuelles neuves est de 131 m² et celle des appartements de 74 m² ;
  • les bâtiments tertiaires bourguignons représentent environ 23,4 millions de m² chauffés, dont 26% pour les commerces, 22% pour l’enseignement et 18% pour les bureaux et l’administration ;
  • entre 670 000 et 915 000 m² SHON de bâtiments non résidentiels ont été mis en chantier chaque année, sur la période 2009-2014.

Pour en savoir plus sur les différentes surfaces utilisées dans le secteur de la construction et de l'habitation (hors œuvre brute, hors œuvre nette, habitable, utile, …), cliquez ici.

 

Logements sociaux

Le logement social public bourguignon-franc-comtois est constitué de 188 000 résidences principales en 2015, soit 14% du parc bâti des résidences principales. Il est composé de 86% de logements collectifs et possède une densité de 67 logements pour 1 000 habitants.

15% des logements ont été mis en location avant 1946, 77% entre 1946 et 1990 et 7% entre 1990 et 2015. 51% du parc est classé D par le diagnostic de performance énergétique, 19% C, 3% A et B, 18% E et 9% F et G.

Seuls les logements sociaux situés en ZUS peuvent faire l’objet d’une procédure de « Projet de rénovation urbaine » : c’est le cas pour 27% d'entre eux.

 

Consommation d’espace

En Bourgogne, environ 6,6% des sols sont artificialisés (0,8% occupés par les seuls bâtiments). Entre 1993 et 2004, ce sont près de 25 000 hectares de surfaces supplémentaires qui ont été artificialisées, soit une augmentation de 1,3% par an, principalement au détriment des zones dites "agricoles et naturelles".

Sur une période plus récente (2006-2010), cette artificialisation des sols a ralenti avec une croissance de 1% par an et 10 200 ha de surfaces supplémentaires, tandis que la population augmentait en moyenne de 0,2% par an.

La surface totale consommée pour la construction de logements en Bourgogne, entre 1996 et 2006, représente environ deux fois la surface de la commune de Dijon, soit 0,26% de la superficie du territoire bourguignon. Cette surface équivaut à 77 792 logements, soit 9,44 logt/ha. Pour comparaison sur la période 2000-2004, le ratio national est de 10,2 logt/ha. La Bourgogne présente donc des formes bâties pour les constructions neuves légèrement moins denses que la moyenne nationale.

Entre 1999 et 2008, l’espace urbain s’est ainsi étendu de 30% en Bourgogne.

 

Enjeux environnementaux

Energie

En 2010, les logements et bâtiments tertiaires bourguignons représentent 47% des consommations régionales d’énergie finale (28 200 GWhef) et 52% en énergie primaire (40 400 GWhep).

Exprimées selon les différents indicateurs du Diagnostic de Performance Energétique (DPE), les consommations moyennes d'énergie sont les suivantes pour le parc immobilier bourguignon :

  • 298 kWhep/an.m² SHAB pour les résidences principales (chauffage, production d'eau chaude sanitaire et refroidissement) ;
  • 402 kWhep/an.m² SU pour les bâtiments tertiaires (tous usages).

Pour accéder aux "Etiquettes énergie - DPE" des résidences principales et bâtiments tertiaires bourguignons moyens, cliquez ici.

65% des résidences principales sont chauffées par des sources d’énergie fossiles ; la principale étant le gaz naturel (39% des résidences principales). Avec 22% des résidences principales, le fioul domestique occupe une place plus importante qu’en France (18% au niveau national), compensée par une part moins importante de logements chauffés à l’électricité : 19% en Bourgogne contre 29% en France.

Pour les secteurs industriels et agricoles, la part inhérente aux bâtiments peut être estimée à environ 30% des consommations totales d’énergie finale de ces activités respectives.

 

Climat

En Bourgogne, les activités liées à l’énergie contribuent à 68% des émissions de gaz à effet de serre en 2010. Les logements et bâtiments tertiaires bourguignons représentent 36% des émissions régionales de gaz à effet de serre d’origines énergétiques (4,25 millions de tonnes équivalent CO2 par an).

Exprimées selon les différents indicateurs du Diagnostic de Performance Energétique (DPE), les émissions moyennes de gaz à effet de serre, en équivalent CO2, sont les suivantes pour le parc immobilier bourguignon :

  • 42 kg CO2/an.m² SHAB pour les résidences principales (chauffage, production d'eau chaude sanitaire et refroidissement) ;
  • 49 kg CO2/an.m² SU pour les bâtiments tertiaires (tous usages).

Pour accéder aux "Etiquettes climat - DPE" des résidences principales et bâtiments tertiaires bourguignons moyens, cliquez ici.

 

Rénovation énergétique des bâtiments

La qualité thermique des logements en Bourgogne est particulièrement "mauvaise", sur la base des modélisations actuelles : 69% des logements sont "énergivores" (étiquettes E, F ou G) contre 57% en France.

Selon l’étude OPEN en Bourgogne, les dépenses d’entretien-amélioration des ménages bourguignons ont concerné 301 000 logements et se sont élevées, en 2013, à 1 242 millions d’euros hors taxes. Parmi celles-ci, seulement 33,8% (420 millions d’euros hors taxes) ont porté sur des travaux ayant un impact énergétique, concernant ainsi seulement 68 000 logements. 86% de ces dépenses d’entretien-amélioration ont profité à des professionnels du bâtiment.

88% des rénovations bourguignonnes réalisées en 2013 ont eu un impact énergétique très faible (18,1%) ou médiocre (70%). A l’inverse, seulement 11,8% des rénovations ont eu un impact significatif en portant à la fois sur un effort important en termes d’isolation et sur un nouveau système de chauffage performant. Parmi ces rénovations, très rares sont celles à atteindre le niveau de performance BBC.

Les différentes études OPEN nationales montrent néanmoins des progrès avec le doublement des chantiers comprenant des travaux sur deux types de parois opaques entre 2006 et 2013 et la forte progression de l’intégration de l’isolation pour les travaux de toiture (28 à 65%) et de façades (15 à 44%). Elles montrent aussi que les rénovations sont plus abouties sur le plan énergétique lorsqu’elles surviennent au moment d’un changement de propriétaire.

Croissant de 2006 à 2010, puis en diminution à partir de 2011, le panier moyen de travaux énergétiques s’élève à 5 210 euros toutes taxes comprises par ménage en 2013.

 

Gestion de l’eau et des déchets

Les prélèvements destinés à l’alimentation en eau potable ont légèrement diminué depuis le milieu des années 1990 et représentent 200 millions de m³ par an en Bourgogne dont environ 30 millions sont destinés à la région parisienne. Une part importante est perdue dans les réseaux (fuites) et par évaporation sur les lieux de prélèvement et de consommation.

Chaque année en Bourgogne, ce sont 120 millions de m³ d’eau qui sont prélevés pour les usages domestiques et collectifs (écoles, hôpitaux, lavage des rues, …). Un Bourguignon, quant à lui, consomme en moyenne 137 litres d’eau potable par jour pour son alimentation, son hygiène et le fonctionnement de ses appareils ménagers.

Les quantités d’ordures ménagères et assimilés collectées ont diminué de 4% entre 2008 et 2010. Un Bourguignon produit désormais en moyenne 344 kg d’ordures ménagères par an contre 363 kg en 2008. Ce chiffre ne prend pas en compte les apports en déchèterie qui ont augmenté de 35% entre 2004 et 2008. Le secteur du bâtiment est responsable à lui seul de 12% des déchets produits. En Bourgogne, cela représente 600 000 tonnes de déchets de chantiers chaque année dont les deux tiers sont des déchets inertes.

En 2012, la production de déchets en France a représenté 345 millions de tonnes par an, dont 247 millions de tonnes pour le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) contre 30 millions de tonnes pour les ménages. Après avoir augmenté de près 10% entre 2006 et 2010, elle a baissé de 2.8% en 2012 principalement à cause du ralentissement de l’activité dans le BTP.

Les déchets du bâtiment ont génère 38,2 millions de tonnes de déchets par an en 2008 (contre 216,3 millions de tonnes pour les travaux publics), soit plus que la production d’ordures ménagères. Ils proviennent des chantiers de démolition (65%), de réhabilitation (28%) et de construction neuve (7%).

27,7 millions de tonnes sont des déchets inertes, 10 millions de tonnes sont des déchets non dangereux non inertes et 0,6 million de tonnes sont des déchets dangereux. Les terres et cailloux non pollués représentent, à eux seuls, 14,6 millions de tonnes. Le gros œuvre représente ainsi plus de 80% des déchets inertes du bâtiment.

 

Enjeux sanitaires

Bruit

Le bruit est la nuisance la plus ressenties par les Français. Selon une enquête TNS-SOFRES de mai 2010, 2/3 des personnes interrogées se disent personnellement gênées par le bruit à leur domicile et 87% le considèrent comme une nuisance rédhibitoire à la définition de leur logement idéal (devant l’absence d’espaces verts et la pollution).

Les transports, et en particulier la circulation routière, sont considérés comme les principales sources de nuisances sonores, par 54% des Français. Globalement, sur le territoire français, le bruit des transports représente près de 80% du bruit émis dans l'environnement.

Par sa situation géographique, la Bourgogne constitue un carrefour pour les infrastructures de transport d’intérêt national et européen. 3 200 km de voies de transports sont ainsi classées bruyantes. Plus de 2 000 « points noirs du bruit » sont recensés sur les infrastructures routières existantes en Bourgogne sur les plus de 200 000 comptabilisés au niveau national.

En Bourgogne Franche-Comté, plus de 65 000 habitants résideraient dans des logements exposés à des niveaux sonores de jour dépassant 68 décibels, générés par de grandes infrastructures routières et ferroviaires.

 

Qualité de l’air intérieur

Selon l'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur (OQAI) et l'Institut de Veille Sanitaire (Santé Publique France), les Français passent en moyenne 21 heures sur 24 dans les bâtiments (13 heures dans les logements et 8 heures au travail) dont l'air intérieur est souvent plus pollué qu'à l'extérieur, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural.

Les occupants des bâtiments peuvent ainsi être exposés à des pollutions chimiques, biologiques et physiques provenant de différentes sources de pollutions, comme par exemple : l’air extérieur avec les gaz d’échappement, les pollens, … ; les matériaux de construction et de décoration ; les appareils de combustion pour le chauffage ; etc.

En France, le secteur du bâtiment serait ainsi à l’origine chaque année de 8 à 25% des symptômes allergiques, de 5 000 intoxications aiguës au monoxyde de carbone, de 5 000 cas de saturnisme infantile, de 1 500 cas déclarés de légionelloses et de 2 000 cancers du poumon liés au radon.

Selon une étude de l’OQAI, le coût socioéconomique de la pollution de l’air intérieur serait de l’ordre de 19 milliards d’euros par an, soit 287 euros par an et par habitant. Chaque année, la pollution de l’air intérieur provoquerait 20 000 décès et plus de 28 000 nouveaux cas de pathologies. Plus de 80% de ces décès et 70% des coûts estimés sont causés par les particules.

Enfin, le coût de la santé, lié aux bâtiments (grippe, rhume, asthme, symptômes allergiques, intoxications diverses, syndrome du bâtiment malsain, …), n'est pas négligeable. En effet, l’étude européenne EnVIE estime qu’un milliard d’euros serait consacré chaque année au remboursement des médicaments antiasthmatiques en France ; une dépense en hausse de 60% en sept ans.

 

Radon

Le radon constitue la première cause d’irradiation naturelle ; il représente plus d'un tiers de l'exposition moyenne aux rayonnements ionisants. C'est un facteur de risque reconnu du cancer du poumon, après le tabac : près de 13% des décès annuels par cancer du poumon seraient attribuables à l'exposition au radon.

Cinq départements (Doubs, Haute-Saône, Territoire de Belfort, Nièvre, Saône-et-Loire) de Bourgogne Franche-Comté sont considérés à risque radon. Le bilan des campagnes de mesure est disponible pour 1 123 établissements ouverts au public. 85% d’entre eux présentent des concentrations de radon inférieures à 400 Bq/m³, seuil à partir duquel des actions correctives sont à mettre en œuvre. Les taux de conformité sont relativement stables d’un département à l’autre.

 

Logements indignes

En Bourgogne, 42 000 logements étaient estimés en 2007 comme potentiellement indignes ou insalubres pour leurs occupants, c’est-à-dire qu’ils portent atteinte à la santé des personnes et à leur dignité, contre près de 600 000 en France.

Certaines zones sont cependant plus fortement marquées par l’habitat indigne : quasiment 11% des résidences principales privées dans la Nièvre. Sur la Bourgogne Franche-Comté, 5% des logements du parc privé seraient potentiellement indignes en 2013.

Depuis 2011, la lutte contre l’habitat indigne est un volet obligatoire dans certaines Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat (OPAH).

Près de 1 400 logements indignes et très dégradés ont été réhabilités avec les aides de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), soit une moyenne de 200 logements par an.

 

Enjeux socioéconomiques

L’ensemble des ménages

D’après des travaux, réalisés par Alterre Bourgogne Franche-Comté sur la vulnérabilité énergétique des ménages et sur le prix de l’eau (chiffres 2005), les Bourguignons :

  • consacrent 22% de leurs revenus à leur logement (premier poste du budget des ménages devant l’alimentation, moyenne nationale) ;
  • dépensent chaque année 1 400 € pour leur(s) facture(s) d’énergie (moyenne régionale par ménage) ;
  • investissent chaque année 275 € pour des travaux d’économies d’énergie (moyenne régionale par ménage) ;
  • dépensent chaque année 350 € pour leur facture d’eau (moyenne régionale par ménage).

 

Les ménages à faibles revenus

Les ménages bourguignons, qui occupent des logements sociaux, présentent une forte vulnérabilité vis-à-vis de l’augmentation du prix des sources d’énergie (chiffres 2005) car :

  • 58% des ménages ont des revenus inférieurs à 60% du plafond de ressources HLM ;
  • 40% des occupants sont des personnes seules ;
  • 23,2% des ménages ont plus de 65 ans ;
  • Sur l’ensemble des Zones Urbaines Sensibles (ZUS), 30% des occupants sont des mineurs ;
  • 53,5% des ménages perçoivent l’APL (Aide Personnalisée au Logement).

 

La précarité énergétique

Selon l’indicateur prenant en compte les bas revenus et les dépenses énergétiques élevées (BRDE) de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE), 3 millions de ménages français seraient en situation de précarité énergétique vis-à-vis de leurs dépenses de logement, 2 millions vis-à-vis de leurs dépenses de mobilité et 2,5 millions cumulent les deux situations.

La précarité énergétique au sens du BRDE mobilité concerne 88 000 ménages, soit 7,2% des ménages bourguignons francs-comtois. Et celle au sens du BRDE logement, 230 000 ménages (18,7%).

Au total, 180 000 ménages bourguignons francs-comtois sont en situation de BRDE résidentiel.

 

Les collectivités

En 2012, la consommation totale du patrimoine géré directement par les communes de métropole est estimée à 27,66 TWh d’énergie finale (hors STEP et déchets). La dépense associée représente une charge financière de 2,85 milliards d’euros toutes taxes comprises, soit 47,6 euros par habitant.

Rapportée à la dépense totale de fonctionnement des communes, la dépense d’énergie représente 4,2% du budget de fonctionnement, masse salariale incluse (cette part est plus importante dans les petites communes que dans les grandes villes). Les bâtiments communaux (salle des fêtes, mairie, école, …) représentent 70% de cette dépense et 76% des consommations d’énergie des communes.

Avec 30% de la consommation des bâtiments communaux, les écoles demeurent le type de bâtiment le plus consommateur devant les équipements sportifs et les bâtiments socioculturels.

 

Mesures à prendre

Au vu de tous ces constats, il est devenu nécessaire de prendre des mesures et de se fixer des objectifs ambitieux au plan régional, afin de réduire de façon significative les coûts et charges de fonctionnement (factures d’énergie, d’eau, d’entretien, …), ainsi que l’impact des bâtiments sur l’environnement et la santé des êtres vivants.

Pour ce faire, des actions de sensibilisation, d’information, de conseil et d’accompagnement des maîtres d’ouvrage (porteurs de projets) doivent être mises en place et pérennisées.

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Enjeux de développement de compétences professionnelles

Formation initiale

Un état des lieux régional, réalisé et mis à jour par Alterre Bourgogne Franche-Comté puis par Bourgogne Bâtiment Durable sur les formations certifiantes et qualifiantes des futurs professionnels du bâtiment, a permis d’identifier des besoins et des manques pour répondre aux nouveaux marchés.


Il s’agit principalement de :

  • former des enseignants et des formateurs ;
  • modifier les référentiels et créer des modules supplémentaires ;
  • développer des plateformes technologiques adaptées ;
  • créer de nouveaux outils pédagogiques ;
  • maîtriser et développer les connaissances scientifiques et techniques ;
  • développer ou renforcer les approches pluridisciplinaires et transversales, notamment pour apprendre à faire travailler ensemble les différents corps de métiers (concept d’offre globale).

 

Formation continue

Le constat relatif aux formations continues est sensiblement identique sur certains points. En revanche, il est à noter qu’il existe d’autres difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels du bâtiment en activité.

Parmi celles-ci :

  • le manque de temps et de disponibilité pour se former ;
  • le manque de formations adéquates aux nouveaux marchés ;
  • une mauvaise adéquation entre les modalités de financement et les nouvelles méthodologies de formation, notamment les formations-actions sur chantiers.

 

Mesures à prendre

Pour répondre aux enjeux de développement durable dans le secteur du bâtiment et à une demande croissante de la part de leurs clients, les professionnels du bâtiment (maîtres d’œuvre, entreprises et artisans du bâtiment) doivent rapidement acquérir et maîtriser de nouvelles compétences.

Mais, pour cela, la plupart des formations existantes doivent être rénovées et de nouveaux dispositifs de formation doivent être créés. Les réformes doivent concerner à la fois les contenus, les méthodes et les outils pédagogiques.

Enfin, il est également très important de former un nombre suffisant de formateurs compétents, afin de relayer et de transmettre, rapidement et de façon conséquente, la chaîne des savoirs et savoir-faire auprès des publics stagiaires concernés.

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Enjeux de développement économique

Secteurs d’activités concernés

En 2010, les chiffres indiquaient que près de 600 000 emplois "verts" voire plus seraient créés en France d’ici à 2020, notamment grâce à la mise en application du Grenelle de l’environnement, puis de la Conférence environnementale.

Ces créations de postes permettraient de développer l’activité économique de nombreuses filières et de créer de nouvelles opportunités pour les demandeurs d’emploi. Dans les faits, cela entraînera un transfert d’activité de certaines filières économiques, notamment industrielles, vers de nouvelles filières comme le bâtiment.


Pour la Bourgogne Franche-Comté, l’essor de la construction durable peut rapidement devenir un atout pour le développement économique et l’emploi. Plusieurs secteurs d’activité sont concernés :

  • les filières du bâtiment en matière de conception, de réalisation, d'entretien-maintenance et de déconstruction des ouvrages ;
  • les filières universitaires et industrielles en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologies ;
  • les filières industrielles en matière de fabrication et de production de solutions technologiques innovantes ;
  • les filières commerciales en matière de distribution de nouveaux produits ;
  • les filières agricoles en matière de solutions plus "écologiques" (chimie verte, matériaux bio-sourcés, …) ;
  • la filière bois, depuis la gestion forestière jusqu’à à la construction bois, en passant par les première et deuxième transformations de ce noble matériau et par la gestion des résidus sous forme de chaleur renouvelable ou de matériaux bio-sourcés.

A noter : pour que les différents impacts environnementaux et sanitaires soient les plus faibles possibles sur la durée de vie des constructions durables, il est important que le bilan "développement durable" des activités économiques de toutes ces filières soit également positif.

 

Activité spécifique du BTP

Les données des entreprises du secteur du BTP sont les suivantes :

  • ce sont environ 400 architectes, sociétés d’architecture et maîtres d’œuvre bourguignons qui conçoivent des bâtiments et suivent leurs constructions (2011) ;
  • 40 constructeurs de maisons individuelles, 30 bureaux d’études techniques et 10 économistes de la construction sont implantés en Bourgogne (2011) ;
  • la Bourgogne compte près de 11 760 entreprises dont un peu plus de 93% de moins de 10 salariés (2014) ;
  • les entreprises bourguignonnes emploient environ 30 700 salariés (fin 2015, soit -5% sur 1 an), chiffre en baisse depuis 2008 (environ -20% sur cette période).

En Bourgogne, le secteur économique du BTP représente :

  • 3,14 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014 ;
  • 7% de la valeur ajoutée régionale générée ;
  • toutes formations confondues (voie scolaire, apprentissage, formation continue et cursus universitaires), 4 111 apprenants en 2014-2015 dans 334 formations en lien avec la qualité environnementale des bâtiments ;
  • 6 500 demandeurs d’emploi en fin de mois, en septembre 2015 (+0,5% sur 1 an).

L’adaptation de la filière aux enjeux de la rénovation énergétique est la suivante :

  • 2 471 entreprises RGE (21% des entreprises du bâtiment en Bourgogne) recensées en région au 1er mai 2016 ;
  • 67 bureaux d’études RGE comptabilisées au 1er semestre 2014.

 

Mesures à prendre

Dans le secteur du bâtiment comme dans les autres, les actions à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux de la construction durable doivent permettre une meilleure information-sensibilisation, voire un accompagnement personnalisé de tous les acteurs économiques, afin qu’ils puissent acquérir et maîtriser de nouvelles connaissances et compétences.

Enfin, il est également important de s’attacher à mettre en réseau les différents acteurs institutionnels, économiques et professionnels, de manière à développer des synergies et des approches systémiques, multisectorielles et transversales : c’est un objectif sous-jacent du Centre de ressources régional dédié à la qualité environnementale des bâtiments.

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ARIEC (CERC Bourgogne)

Pour accéder, en ligne, aux études et aux publications de la Cellule Economique Régionale de la Construction (CERC), l'ARIEC, cliquez ici.

 
 
 
 

Tableau de bord de la construction durable en Bourgogne - 2012

Pour télécharger le premier tableau de bord de la construction durable en Bourgogne, réalisé par la DREAL en partenariat avec Bourgogne Bâtiment Durable, cliquez ici.

 
 
 
 

Contrôle des Règles de Construction en Bourgogne - 2013

Pour télécharger la brochure conçue et réalisée par la DREAL sur le respect des règles de construction en région Bourgogne, cliquez ici.

 
 
 
 

Données d'observation régionales

Retrouvez, sur le site de la DREAL, les données d'observation et les informations sur l'environnement, l'aménagement et les logements en région.

 
 
 
 

IDéO Bourgogne Franche-Comté

Pour accéder au portail d'informations et de données ouvertes en Bourgogne Franche-Comté - IDéO BFC -, cliquez ici.

 
 
 
 

Profil environnemental régional

Coordonné par les services de l'Etat, il dresse un état des lieux de l'environnement en Bourgogne à travers différentes thématiques et met en relief les caractéristiques environnementales et les impacts des activités humaines.

 

Pour accéder à la version en ligne, cliquez ici.

 
 
 
 

Bourgogne Transition

Pour accéder, en ligne, à l'outil cartographique interactif ADEME, qui représente, analyse, commente et croise de nombreuses données sur différentes thématiques portées par l'ADEME, cliquez ici.

 
 
 
 

Schéma Régional Climat Air Energie

Retrouvez, sur le site de la DREAL, les documents de diagnostic et de travail établis dans le cadre du SRCAE (réduction des émissions de gaz à effet de serre, maîtrise de la demande en énergie, lutte contre la pollution de l’air et adaptation au changement climatique).

 
 
 
 

Ressources sur l'environnement et le développement soutenable

Alterre Bourgogne FC propose des ressources sur les principaux thèmes liés à l'environnement, ainsi qu'au développement soutenable, en région.

 
 
 
 
 

Etat des lieux régional 2016 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par l'Association, concernant les formations et plateaux techniques du bâtiment, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2015 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par l'Association, concernant les formations et plateaux techniques du bâtiment, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2014 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par l'Association, concernant les formations et plateaux techniques du bâtiment, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2013 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par l'Association, concernant les formations et plateaux techniques du bâtiment, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2012 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par l'Association, concernant les formations et plateaux techniques du bâtiment, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2011 des formations et plateaux techniques

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par Alterre Bourgogne FC, concernant les formations et plateaux techniques du bâtiment, cliquez ici.

 
 
 
 

Etat des lieux régional 2009 des formations de plus de 200 heures

Pour accéder à l’état des lieux, réalisé par Alterre Bourgogne FC, concernant les formations du bâtiment de plus de 200 heures, cliquez ici.

 
 
 
 

Emplois, qualifications et formations dans le secteur du BTP

 
 
 

Etat des lieux de la construction en Bourgogne Franche-Comté

Pour télécharger l'état des lieux 2016 du secteur de la construction en Bourgogne Franche-Comté, réalisé par EFIGIP et le C2R Bourgogne, cliquez ici.

 
 
 
 

Dispositif RGE en Bourgogne

Pour télécharger la synthèse du dispositif RGE travaux en Bourgogne, réalisée par la DREAL en partenariat avec Bourgogne Bâtiment Durable, cliquez ici.

 
 
 
 

Enquête régionale sur les besoins des professionnels du Bâtiment

Pour télécharger le rapport de Bourgogne Bâtiment Durable sur l'enquête régionale des besoins des professionnels du Bâtiment, cliquez ici.